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[Tests] Spider-Man : Dimensions

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Spider-Man : Dimensions, c'est peut-être enfin la bouffée d'air que pouvaient espérer les fans du tisseur sur leurs consoles Next Gen. En s'affranchissant des films, on a bien remarqué que la licence ne pouvait que s'embellir l'an dernier avec Web of Shadows. Cela se confirmera-t-il avec Dimensions ?
Spider-Man : Dimensions propose d'incarner mesdames et messieurs non pas un, ni deux, ni même 3 Spider-Men, mais bien 4 Spideys ! Incroyable non ? Alors qu' Amazing Spider-Man court après Mysterio, l'un de ses ennemis de toujours (routine arachnide), celui-ci s'empare d'un puissant artefact lors de sa visite nocturne d'un musée New-Yorkais. Cet artefact éclate rapidement en plusieurs parties, qui se répartissent dans 4 dimensions parallèles. Madame Web, une grand-mère apparaissant un petit peu de nulle-part, charge les Spider-Men de chaque dimension de récupérer les bouts d'artefacts éparpillés et qui, manque de bol vraiment, ont systématiquement atterri entre les mains d'un super-vilain. Les tisseurs de tous les horizons devront allier leurs forces pour remettre l'ordre dans l'univers. Le principe est qu'avec 4 héros différents, on nous propose 4 gameplays différents et donc un renouvellement omniprésent. Il faut l'avouer, c'est ambitieux, mais est-ce pour autant réussi ?


Arachnophobie


Prenons chaque tisseur un par un. Le premier, c'est celui que tout le monde connait, Amazing Spider-Man. Il tisse, il blague, il frappe dur et son sens de l'araignée l'avertit au moindre danger environnant. Le gameplay est somme toute classique mais il est très efficace. Le choix de tout représenter en cell-shaded, c'est à dire avec de la 2D collée sur des décors et squelettes en 3D est très judicieux puisqu'il permet de donner un rendu vraiment proche du comics. Ce qui est ENFIN une bonne idée. Le second Spidey dont vous pourrez revêtir les couleurs est le Spider-Man 2099. Tiré du comics éponyme, le héros n'est bien sûr plus Peter Parker mais son successeur, tout aussi efficace. L'araignée du futur est ennemie avec une grosse société technologique très puissante et machiavélique, qui d'ailleurs a la plupart des policiers corrompus jusqu'à la moelle sous ses ordres. Cette version de Spider-Man a quelques avantages inhérents à sa condition. De petites ailes sous ses bras, à la manière d'un écureuil américain, lui permettent de ralentir lors de scènes de chute libre dans les rues du New-York futuriste dans lequel l'aventure prend part. De plus, il possède une sorte de pouvoir de bullet-time lui permettant de ralentir le temps pour esquiver, frapper ou fuir avec un sacré avantage sur ses ennemis. On remarquera que dans les chapitres 2099, les graphismes redeviennent ceux d'un jeu vidéo classique, c'est à dire qu'on a supprimé le cell-shaded. Cela contraste avec les autres chapitres plus "comics" et c'est un choix artistique des plus judicieux. Toutefois, on regrettera que le bullet-time ne soit pas d'une utilité folle tout au long de l'aventure et ne se cantonne finalement qu'à l'état d'option.
 

Spider-Man : Dimensions feat. Spider-cochon

 
 Tiré tout droit d'un comic sorti en 2008, Spider-Man noir. Celui-ci réinvente quelque peu l'histoire de l'homme araignée, mais en 1932. Certes, il y a beaucoup de similitudes avec notre tisseur du 21e siècle, mais l'histoire est revisitée. C'est plus sombre, noir, et c'est une idée merveilleuse que d'avoir eu la courtoisie de l'adapter en jeu vidéo alors que seuls deux opus de cette série ont été commercialisés. Ici, il vous faudra rester en permanence dans l'ombre pour exécuter vos ennemis en silence. Spidey est en 1932 plutôt incapable d'affronter à mains nues un homme armé, alors il faudra ruser, se planquer, et piéger. Si le principe est très sympathique, dans la pratique c'est hélas un peu simpliste. Les ennemis sont incroyablement stupides, c'est un fait. Dans un sens, ils sont d'autant plus simples à attraper, mais bon... Nous sommes dans un Spider-Man, alors évidemment les adversaires se contentent souvent d'être grossiers et bagarreurs. Quoi qu'il en soit, c'est une partie du jeu qui se veut rafraîchissante, et originale. On aurait juste aimé voir le principe d' infiltration un peu plus poussé.
Last but not least, Ultimate Spider-Man. Ca, c'est un Spidey qui ne plaisante pas. Il est recouvert de son costume "époque symbiote", avant que celui-ci ne recouvre le corps de Venom. Avec un extra-terrestre pour pyjama, Peter Parker devient bien plus puissant et attaque les masses avec facilité. Le détail qui tue, c'est sa capacité à entrer en mode "furie". Les dégâts sont plus lourds, la portée est plus grande... Cet avantage obéit à une jauge, qui se remplit en fonction des combos que vous infligez à vos adversaires. Autant dire que lorsque vous affrontez des hordes entières, elle ne désemplit pas. Cette partie de l'aventure n'apporte pas vraiment grand chose de plus en terme de gameplay, mais offre aussi une alternative agréable aux autres Spider-Men..
 
 

Spider-Man, l'homme qui tisse plus vite qu'un atelier de chinois clandestins

 
 Très honnêtement, c'est très probablement la meilleure adaptation de Spider-Man à laquelle on ait pu jouer jusqu'ici. Il aura fallu attendre que la licence se détache des carcans de la simple adaptation cinématographique et se re-concentre sur ce qui importe réellement, à savoir le comics, pour voir apparaitre un bon jeu avec pour star l'araignée. L'esprit de la BD habite vraiment cet opus, des personnages qui le peuplent aux attitudes de Spider-Man, en passant par ses réparties ravageuses. Les boss sont charismatiques, mention spéciale à Deadpool à qui l'on rend hommage pour la première fois décemment en jeu-vidéo. Les différents gameplays ne sont, en réalité, pas si différents que ça, mais suffisamment pour renouveler un peu l'intérêt entre chaque chapitre, ne serait-ce que par la diversité des décors. Il faut avouer que parfois, les niveaux sont hélas un peu trop longs, ce qui plombe un rythme qu'on aurait peut-être apprécié plus soutenu. Il faut compter 1 heure par chapitre en moyenne et il y a 3 niveaux de 4 chapitres (1 par Spider-Man). Cela ramène la durée de vie à 12 heures en moyenne, ce qui pour ce type de jeu est parfaitement honnête voire inespéré. A mesure que vous progressez, vous débloquez de nouveaux coups, nouveaux costumes et options qui vous permettront de rendre votre héros plus performant de la manière la plus classique qui soit. Il y a bien quelques soucis de caméra parfois, mais difficile vraiment d'en vouloir à ce Spider-Man : Dimensions tant il a manifestement voulu faire plaisir aux fans. C'est généreux, drôle, original et même joli. Enfin un jeu qui a pris la licence Spider-Man au sérieux, et ça, c'est cool ! 
 
» JoKeR - Le 02 Décembre 2010
 
 Spider-Man : Dimension est très probablement le meilleur Spider-Man jamais réalisé, et une des meilleures adaptations de comics qui ait vu le jour, c'est certain. Humour débile omniprésent, graphismes jolis, multiples combos, c'est vraiment une très bonne nouvelle pour les fans de la série. Les autres pourraient probablement y voir un très bon passe-temps malgré quelques problèmes de rythme. En tous cas, si vous avez une araignée au plafond, rajoutez tout de même un point à la note d'intérêt.
 
 
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[Tests] Nail'd

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C'est en catimini que nail'd est apparu sur Steam, plus tôt que prévu. Une arrivée aussi soudaine que discrète qui, une fois n'est pas coutume, permet aux PCistes de jouer à un titre multisupports avant les consoleux. Rapidement qualifié de Pure-like, que vaut réellement nail'd ?


nail'd n'a rien inventé et ne s'en cache même pas. Le jeu développé par Techland est une sorte de version "plus" de Pure, sorti fin 2008 et qui depuis, n'a connu ni suite ni inspirations. "Plus" dans le sens où tout va plus vite, plus haut, où le gameplay est encore plus arcade et le comportement des quads et motos plus improbable. Dit comme ça, l'offre ne paraît pas des plus séduisantes, d'autant qu'en matière de courses offroad surréalistes, Pure avait déjà surenchéri à sa manière. Oui mais là, les sensations sont différentes dans la mesure où nail'd se transforme très vite en test de réflexes et de dextérité. L'excellence du leveldesign n'y est pas étrangère puisque les développeurs ont imaginé des tracés tortueux, bourrés de raccourcis, impossibles à s'approprier en un seul tour. L'intérêt du jeu réside quasi-exclusivement dans l'architecture des pistes puisqu'il faut bien avouer que la répétitivité de nail'd et finalement, son manque d'originalité, lui coûtent très cher à moyen et long terme.

nail'd 
Mais avant de devenir désagréable avec nail'd, rendons hommage à ce leveldesign qui se présente comme l'un des meilleurs en termes de courses off-road depuis bien longtemps. Pensé pour vous désorienter gentiment, celui-ci fait de chacun des 14 tracés un micmac sans nom où se mêlent et s'entremêlent d'innombrables itinéraires. Toutefois, les murs invisibles, les panneaux d'indication et le respawn automatique (ou manuel) permettent au joueur de ne jamais vraiment se perdre bien que la lisibilité des courses ne soit pas toujours évidente. On se serait bien passé par exemple des coulées de boue projetées à l'écran jusqu'à ce que vous peiniez à distinguer votre propre pilote... Un effet qui plus est un peu kitsch dont il faut savoir ne pas abuser. Malgré tout, on prend un pied terrible à visiter chaque recoin des pistes, histoire de dégoter le tremplin qui nous fera tutoyer des montgolfières. Car oui, on peut prendre de plein fouet un ballon si tant est qu'on utilise le boost dont on dispose au bon moment . L'exemple suffit à vous donner une idée de l'invraisemblance des courses. Seulement voilà, nail'd va tellement vite que souvent, vous ne vous sentez pas totalement maître de votre quad ou de votre moto. A partir de là, il devient très délicat de se la jouer tactique en empruntant le chemin le plus rapide ou le plus généreux en recharges de boost...


a vitesse des courses est donc à la fois grisante et pénalisante. Certes, on ne voit pas trop quel autre titre propose de conduire des quads ou des motos capables d'avaler des pentes ou des pistes sinueuses à cette allure mais ce grand n'importe quoi ambiant peut vite se transformer en successions de crashs hachant la progression. On goûte aux rochers et aux obstacles qui jonchent les tracés simplement parce que tout va trop vite, malgré l'ingénieuse possibilité de diriger sa monture lorsqu'elle plane. Certains passages exigent même que vous slalomiez entre des montgolfières ou aux abords de montagnes placées en plein sur la trajectoire, si tant est qu'il en existe une. Malgré tout et en tenant compte que nail'd est un jeu bourrin à souhait, il existe une dimension tactique franchement pas désagréable dans ce jeu. Outre votre capacité à emprunter les passages les plus rapides et avantageux, nail'd vous demande avant tout de bien maîtriser votre engin. Par exemple, atterrir les deux ou quatre roues à plat à l'issue d'un saut vertigineux permet d'obtenir un peu plus de boost. Le pilote joue d'ailleurs constamment avec sa position sur son bolide, que ce soit pour bien préparer un saut, pour le prolonger ou encore pour améliorer l'adhérence sur une section bosselée. On apprécie franchement.
Mais après quelques heures de jeu, nail'd s'essouffle. La faute tout d'abord, à la répétitivité des courses et au cruel manque d'originalité du mode solo... Quatorze petites courses, seulement quatre environnements qui tendent à être redondants, on finit par tourner en rond et à chercher la réelle personnalité du jeu. Qui plus est, il manque quelques mécanismes à nail'd, comme une vue arrière ou d'autres caméras que celle qui nous est proposée. De plus, la façon dont est pensée la progression n'incite pas vraiment à tester différentes montures. De toutes les manières, on n'en compte que deux qu'il est possible d'améliorer mécaniquement en débloquant de nouvelles pièces qui boostent leurs caractéristiques... Mouais. L'interface semble avoir été faite à la va-vite et on regrette que d'autres modes sympas n'aient pas été pensés pour pousser le délire un peu plus loin (en dehors des "tournois" perso). Pour finir, un petit mot sur la bande-son... Une fois de plus, on est tombé dans l'idée reçue qui dit qu'une course off-road doit systématiquement être accompagnée de thèmes métaleux qui font pour le coup office de cache-misère. En effet, entre des sonorités de moteur à peine audibles et des bruitages totalement ratés, on ne sait plus contre quoi pester à ce niveau-là. Un manque de finition bien dommage.

Rivaol, le 03 décembre 2010

Les notes

Graphismes 13/20

Jouabilité 12/20

Durée de vie 11/20

Bande son 8/20

 

Note Générale 12/20

 




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[Tests] Gran Turismo 5

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Vous le savez certainement déjà, la simulation de Kazunori Yamauchi est décevante sur bien des aspects, mais elle possède néanmoins d'énormes qualités. Il est donc temps de faire un premier point. Il n'est en effet pas possible de faire le tour du jeu au contenu aussi gargantuesque que celui de Gran Turismo 5 en seulement une semaine. C'est pourquoi nous avons décidé de vous faire un test "prologue" qui traite essentiellement du côté technique et des principaux modes de jeux qui vous demanderont de prendre le volant. Le Mode A-spec en tête. C'est l'occasion de se faire une idée de ce que vaut ce Gran Turismo 5 face à un concurrent comme Forza Motorsports. Mais attention, il s'agit là d'un test et non d'un comparatif entre les deux licences. Nous reviendrons plus tard sur les autres aspects du jeu.
Si je commence le test par la vidéo d'introduction du jeu, ce qui n'est pas une pratique courante sur GameHope, c'est parce que je la trouve représentative de ce qui différencie la saga des Gran Turismo des autres jeux de course en général. Parce qu'elle est trop classe pour commencer, ce qui n'est absolument pas nouveau pour un Gran Turismo, seulement là, on atteint un tel niveau d'esthétisme que ce soit au niveau du cadrage ou du montage que ça devient carrément criminel de la couper lors du premier lancement du jeu. Mais cette vidéo est aussi intéressante parce qu'on peut y voir une allégorie de la création de la saga. De l'idée qui germe, l'extraction du minerai, à la sortie du jeu fini représentée ici par la débauche finale de grosses cylindrées, tout y passe. On peut même y voir une allusion aux multiples reports de ce cinquième opus. Je fais référence ici à la longueur de la vidéo, 6min 26s c'est quand même long pour un jeu de ce genre.
on ne s'attardera pas davantage là dessus parce que ce n'est pas le sujet, mais cette vidéo a clairement bénéficié d'une attention toute particulière. Elle nous en met plein les mirettes avant même qu'on commence à jouer. Ça promet pour la suite.

Une modélisation des véhicules presque au top

 Le presque vous surprend ? Et bien vous n'êtes pas les seul. Si Gran Turismo 5 est l'un des plus beaux jeux de la PlayStation 3, il n'en demeure pas moins vrai qu'il y quelques points à revoir de ce côté-là.
A commencer par les voitures qui sont divisées en deux catégories, les modèles premiums et standards. Et c'est à ces derniers qu'on va s'intéresser. Importés de Gran Turismo 4 , ils ont bien sûr bénéficié d'une mise à jour graphique, ils ne dénotent donc pas avec le reste du jeu au premier abord. Mais si l'on s'approche d'un peu plus près, comme lors du départ de chaque course, on verra des phares qui ne sont pas franchement criants de vérité et des textures, surtout sur les voitures de compétition, très pixelisées, à tel point que cela donne parfois un effet de flou sur les vinyles. Yamauchi ne s'y est d'ailleurs pas trompé, il a purement et simplement exclu les modèles standards du mode photo et supprimé la vue extérieure rapprochée pour ne pas qu'on les voie de trop près. Du cache misère dans Gran Turismo, un comble. Ajoutez à cela qu'ils souffrent de l'absence d'une vue cockpit et d'une gestion des dégâts moins poussée que pour les modèles premiums, et vous obtenez un sacré fardeau. Heureusement, ou malheureusement, difficile à dire en fait, ils sont 800 à le porter. 


En face, on a les modèles premiums qui ont été modélisés pour ce cinquième épisode. Ceux-là jouissent par contre d'une finition sans commune mesure. Ce sont tout simplement les plus belles voitures, les plus finement modélisées qu'il ait été donné de voir dans un jeu vidéo. On se situe un cran au dessus de Gran Turismo 5 : Prologue et de Need for Speed : hot pursuit. Ils fourmillent de détails, au niveau du tableau de bord notamment, où chaque jauge, chaque écran, en plus d'être reproduit à la perfection, se paye le luxe d'être actif. C'est bien simple, en vue intérieure, on pourrait presque se passer de l'affichage des infos du jeu. De plus, cette vue reste très jouable et propose un degré d'immersion que dans la série seul Gran Turismo 5 : Prologue nous a offert jusqu'à présent. Seul petit bémol à ce sujet, la feature utilisant le head tracking du PlayStation Eye pour orienter la caméra du cockpit en fonction des mouvements de notre tête ne fonctionne apparemment qu'en mode arcade. Et c'est dommage car cette fonctionnalité est tout simplement géniale et renforce encore plus le sentiment d'immersion. Tourner la tête pour regarder dans les rétros, même si ça paraît anecdotique comme ça, est un vrai régal. Espérons qu'une mise à jour future permette l'utilisation de cette fonctionnalité dans le mode GT.
Mais que seraient les voitures de Gran Turismo si on n'avait pas les circuits pour leur faire honneur ? Pas grand chose, on est d'accord. C'est un sans faute sur ce point. Les décors des circuits de rallye sont un peu vides, mais le degré de finition de l'ensemble rattrape largement le coup. Contrairement à un WRC qui pèche énormément de ce côté là, les gradins et qui plus est les spectateurs, là où de nombreux jeux nous proposent encore une foule immobile en 2D, sont ici modélisés en 3D et animés, mollement, mais animés quand même.


Une myriade d'effets

 Gran Turismo 5 accumule en plus une batterie d'effets tous plus réussis les uns que les autres avec en tête, les effets climatiques. Si la pluie et les chutes de neige sont bien rendues en vue extérieure, elles deviennent carrément bluffantes en vue intérieure. Voir les gouttes d'eau ruisseler sur le pare-brise ou la neige s'accumuler sur les bords du passage de l'essuie-glace vous décrochera certainement la mâchoire.
Le cycle jour/nuit est tout aussi réussi, la qualité des effets d'éclairage aidant. La transition se fait des plus naturellement. Tellement à vrai dire qu'on passerait presque à côté. Le rendu de la brume de chaleur est lui aussi du plus bel effet, rendant la chaleur perceptible à l'œil nu.
La carrosserie des véhicule aussi a eu droit à ce genre d'attention. Pour commencer, la gestion des reflets est tout bonnement ahurissante, mais ce n'est pas tout, elle se salit également, ce qui n'était pas le cas dans les épisodes précédents. On est loin des ténors en la matière comme Colin McRae DIRT 2, mais le rendu est tout de même fort appréciable. Pour les dégâts en revanche, l'une des nouveautés les plus attendues de ce Gran Turismo, c'est un peu la déception, leur gestion étant beaucoup trop timide. Même avec les voitures premiums, foncer à plus de 250 km/h droit dans un mur ne causera que quelques bosses sur la carrosserie. Si bien qu'au final, l'essentiel des coups que subit la voiture étant de très loin plus faibles que ça, c'est comme si il n'y avait pas de dégâts. Cependant, un internaute prétend qu'à partir du niveau 40, la gestion des dégâts s'améliore nettement. Il a mis cette vidéo en ligne pour le prouver.

Difficile de savoir si il dit vrai ou si il s'est simplement acharné pendant deux heures pour mettre la voiture dans cet état étant donné qu'on ne voit pas le temps total de la course sur la vidéo. Il faudra atteindre ledit niveau pour en avoir le cœur net. Ceci dit étant dit, si ces affirmation s'avèrent finalement être exactes, cette idée de la gestion des dégâts évolutive est tout simplement absurde. Quoi qu'il en soit, et pour conclure sur ce point, c'est de Gran Turismo dont on parle, et pas de Destruction Derby . Alors on fait avec sans bouder notre plaisir.
La seule véritable ombre au tableau, c'est justement l'ombre des voitures dont les contours en dents de scie ont tendance à trembler. A croire qu'elle a choppé le syndrome de Parkinson. Ce qui est, il faut bien l'admettre, foutrement moche. D'autant plus qu'on a ce défaut constamment sous les yeux. Désolé Yamauchi-san, mais là, c'est carton rouge.

 

Un contenu de ouf malade. Comme d'habitude quoi.

 Avant de parler du contenu en lui-même, attardons nous sur son emballage et la façon dont il nous est présenté. Les menus sont d'une grande finesse et jouissent d'une esthétique remarquable. Qu'on aime ou pas, on ne peut pas nier qu'ils ont été mûrement réfléchis et travaillés. Ils restent constamment à la fois beaux et très clairs. Leur ergonomie est plus que correcte, les menus étant étudiés pour nous faciliter la navigation. Par exemple, quand on va fouiner un peu dans les menus du mode GT, on a toujours à portée de clic une icône nous permettant de revenir à la page principale dudit mode. Et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres.

On va passer rapidement sur le mode arcade qui n'est là que pour qu'on puisse prendre notre dose de Gran Turismo entre deux rendez-vous. Il a tout de même le mérite de nous donner la possibilité de piloter tout de suite des véhicules relativement puissants comme la F40. Il met ainsi à notre disposition une bonne quantité de voitures, toutes des modèles premiums, auxquelles il est possible de rajouter celles qu'on a achetées, ou gagnées dans le mode GT pour peu qu'on les classe parmi les favorites de notre garage. Il est possible de faire la même chose avec l'épisode PSP de la série. Pour ce qui est des circuits en revanche, ils y sont tous pourvu qu'on ait débloqué les quelques variations qui manquent dans le mode GT.
Le mode arcade propose quatre types d'épreuves : la course simple, le contre la montre, le défi dérapage et la bataille deux joueurs en écran splitté, chose devenant rare de nos jours. S'il y a là de quoi nous amuser un moment, le fait est qu'il n'y a rien à débloquer ici. On passera donc rapidement au mode Gran Turismo.

 Ce mode constitue véritablement le cœur du jeu, comme d'habitude en fait. On retrouve donc les traditionnels permis ainsi que les modes A-spec, coureur, et B-spec, directeur d'écurie, bien séparés cette fois-ci, les deux modes offrant chacun une centaine de courses identiques d'un mode à l'autre.
Comme nouveautés, on notera la présence d'une section dédiée au tuning, centralisant ainsi tous vos achats de pièces détachées. Plus besoin de passer trois plombes dans les menus pour trouver le concessionnaire qui vous vendra la pièce que vous voulez. On note aussi la présence d'une section évènements spéciaux qui a pour vocation de remplacer les épreuves qu'on trouvait chez les constructeurs dans les précédents épisodes, tout en proposant des courses totalement différentes.
On retrouve également le garage GT Auto qui permettra, en plus d'acheter des jantes et des ailerons pour sa voiture, ainsi que de la repeindre, la laver et lui faire la vidange, de lui offrir une seconde jeunesse en lui retapant le moteur et le châssis. C'est également là qu'on pourra parachever le tuning de nos bolides en les transformant en véritables bêtes via l'option modification de course qui fait son grand retour ici. Cependant, cet ultime traitement ne pourra pas être subi par tous les véhicules du jeux.
Vous l'aurez compris, il y a ici de quoi vous occuper de looooooongues heures. Et on n'a pas encore parlé des 1031 voitures disponibles. C'est votre vie sociale qui risque d'en pâtir.

 » pattoune - Le 28 Novembre 2010

INTÉRÊT: 9

REALISATION: 8

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[Tests] MICHAEL JACKSON, The Experience

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25 juin 2009. Une onde de choc balaye la scène mondiale de la chanson. Michael Jackson nous a quittés. Aujourd’hui, courtesy of Ubisoft, un jeu de danse dédié au king de la pop arrive sur Wii. On aurait pu hurler au scandale, à la juteuse exploitation du produit marketing, et pourtant il n’en est rien. A artiste d’exception jeu de qualité. Il faut dire qu’Ubisoft, à qui l’on doit notamment la série des Just Dance, possède un sens du rythme évident. Au travers de plus de 20 succès du chanteur disparu, vous allez pouvoir apprendre ou parfaire votre style de danse. Bien entendu, les célèbres chorégraphies de MJ répondent présent, des adaptations authentiques aux interprétations plus libres. Envie de bouger sur Smooth Criminal, Billie Jean, Black Or White, Don’t Stop ‘Til You Get Enough et j’en passe, c’est possible ! Petit avertissement : le niveau semble relevé par rapport à Just Dance 2.
On distingue les chorégraphies classiques, les duos et les groupes autorisant jusqu’à quatre danseurs en scène simultanément. Une grande majorité de titres propose, selon votre niveau de maîtrise, de vous prendre pour MJ ou de l’accompagner en tant que danseur. Les postures et mouvements apparaissent à l’écran, tandis que des silhouettes effectuent la chorégraphie que vous devez réaliser Wiimote en main. C’est intuitif et on se prend vite au jeu.

http://www.micromania.fr/zooms/Wii/michaeljackson/michael015.jpg

Laissez-vous porter par le rythme

A mesure que vous engrangez des étoiles lors de vos prestations scéniques, des vidéos didactiques deviennent accessibles, orchestrées par d’anciens danseurs de la star, dont le chorégraphe de la tournée This Is It, Travis Payne. Les mouvements sont décomposés, répétés, dans des didacticiels à la fois simples et efficaces, et que les plus dévoués peuvent enchaîner avant de se donner en spectacle dans leur salon. Malheureusement, compte tenu des limitations techniques de la Wii, Michael Jackson : The Experience tombe dans les écueils des jeux de danse de la console. A savoir une évaluation sommaire des mouvements permettant à n’importe qui de réaliser des "Perfect" en ne bougeant que le bras qui tient la Wiimote, ou encore aucun feedback sur sa prestation lors des didacticiels. Peu importe, tout fan de Michael Jackson aura envie de reproduire les pas de danse et les chorégraphies de l’artiste dans leur intégralité. On se met à rêver de ce que pourrait donner Michael Jackson : The Experience avec le PlayStation Move ou Kinect. Un rêve qui deviendra réalité l’an prochain !

Test réalisé par Frédéric Pam.


La liste de chansons :
• Bad
• Beat It
• Billie Jean
• Black Or White
• Dirty Diana
• Don’t Stop ‘Til You Get Enough
• Earth Song
• Ghosts
• Heal The World
• In The Closet
• Leave Me Alone
• Money
• Remember The Time
• Rock With You
• Smooth Criminal
• Speed Demon
• Streetwalker
• Sunset Driver
• The Girl Is Mine
• The Way You Make Me Feel
• They Don’t Care About Us
• Thriller
• Wanna Be Startin’ Something
• Who Is It
• Will You Be There
• Workin’ Day And Night
 

Les Plus :
- Les chorégraphies inspirées des vidéoclips de Michael Jackson
- La sélection de chansons
- L’école de danse
- Le Moonwalk
Les Moins :
- Un karaoké trop sommaire
- Pas de mode "Calories"

 

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux fans de Michael Jackson
- A ceux qui désirent approcher de plus près les pas de danse magiques du roi de la pop
- A celles et ceux qui ont l’habitude de porter un gant blanc et qui se déplacent en marche arrière 

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[Tests] Assassin's Creed : Brotherhood

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AH ! Le voilà celui-là ! Assassin's Creed Brotherhood, la tête de gondole du rayon Ubisoft fait partie des grosses attentes de cette fin d'année. Ezio est-il toujours à la hauteur ? Est-ce que les studios d'Ubisoft Montreal, en moins d'un an, ont réussi à pondre une vraie suite à Assassin's Creed ou se sont-ils contentés d'une grosse update pour prélever à votre maigre pécule sa ponction annuelle ? Est-il vraiment le Assassin's Creed 2.0 que tout le monde prévoit ? La réponse ici.


Il faut dire que c'est un petit peu cavalier que de sortir une suite à peine un an après l'épisode précédent, non ? Que peut-on vraiment réaliser en une dizaine de mois en terme de développement sur un jeu ? Un nouveau moteur ? Certainement pas. Un rendu graphique plus évolué comme de coutume ? Encore moins. Alors il faut chercher du côté du gameplay. Et quelle option vraiment intéressante pouvait-on y ajouter, sinon la possibilité d'enfin s'assassiner mutuellement en ligne ? C'est donc chose faite avec cet Assassin's Creed Brotherhood, qui propose aux joueurs non seulement une continuité directe avec le précédent épisode pour ce qui est du solo, mais surtout un mode multijioueur absolument unique online. Vous pensiez avoir fait le tour d'Assassin's Creed ? Détrompez-vous.

Hey, je suis un peu en retard, j'ai rien loupé ?

 Le solo du jeu se déroule dans la continuité directe des précédents épisodes. Si c'était déjà le cas avec le 2 dans le présent, ça l'est aussi dans le passé. Ce n'est pas très clair peut-être ? Ok, mise au point rapide, que dis-je, éclair, avec un previously on "Assassin's Creed". Vous êtes Desmond, un barman qui s'est fait kidnapper par des salopards de scientifiques dans le premier épisode. Celui-ci s'installe dans une machine nommée "Animus" et on l'oblige à revivre les événements vécus par ses ancêtres assassins à l'époque des croisades pour s'emparer des secrets enfermés dans votre patrimoine génétique. Le premier opus faisait vivre les aventures d'Altaïr. Dans Assassin's Creed 2, vous viviez dans la peau d'Ezio Auditore, un étalon italien à l'époque de la renaissance devenu Assassin après avoir vécu un drame familial. Dans le présent, Desmond a réussi à s'échapper de ses ravisseurs et continue à vivre les aventures de ses ancêtres, pour empêcher maintenant ses tortionnaires de s'emparer de secrets pouvant bouleverser l'ordre mondial. Dans Brotherhood, vous êtes ainsi propulsé une fois encore sous les traits d'Ezio qui voit l'emprise des Borgia, ses puissants ennemis soutenus par le Vatican, prendre encore de l'ampleur. Si Ezio et son ancêtre Altaïr ont toujours combattu seuls, embauchant parfois quelques mercenaires ça et là au détour d'un combat, cela ne suffira plus cette fois-ci. L'influence des Borgia est trop forte et l'ennemi trop nombreux pour pouvoir vaincre seul. Ezio devra donc se constituer sa propre guilde d'assassins, choisir ses recrues parmi les opprimés et les révoltés de Rome. A ceux qui ne veulent plus subir l'oppression et l'hypocrisie des Borgia, Ezio tend donc la main (si ils veulent bien la recevoir) et mène sa propre révolution, aussi bien sur le champ de bataille que sur l'économie du pays. La révolution ne se déroule pas que dans le sang, mais bel et bien dans la démagogie et l'économie...

Ne pas toucher. Si vous cassez, vous payez.

Force est de constater qu'entre Assassin's Creed 2 et Assassin's Creed : Brotherhood, le soft n'a pas énormément évolué en apparence mais a, disons, mûri en profondeur. Les changements apportés à la maniabilité sont relativement légers mais la rendent encore un petit peu moins dirigiste et offrent encore un peu plus de liberté de mouvements dans les habituelles phases de plate-forme proposées. Graphiquement, on parlera aussi bien sûr plutôt de polissage, mais un effort appréciable a été fait notamment dans le niveau de détail des personnages et des décors. Les protagonistes ont des visages plus expressifs et détaillés, quant aux paysages, on appréciera le travail effectué pour les rendre plus diversifiés et détaillés. Mais fort heureusement, ce n'est pas la seule chose qui permette à Assassin's Creed Brotherhood de se démarquer de ses aînés. Ubisoft a parfaitement saisi ce qui a plu aux joueurs et ce qui leur a déplu sur les précédents épisodes. Contrairement au premier épisode, les missions ne sont plus du tout redondantes et à l'instar du second, on apprécie différents genres de gameplays dans un seul jeu qui cohabitent parfaitement. Bien sûr, vous retrouverez les inimitables phases de plate-forme, où entre grimpettes et mécanismes à décrypter, vous tenterez dans cet opus de déposséder les fils de Romulus de leurs trésors. Probablement les ancêtres de nos bons vieux raëliens, ils sont prêts à sacrifier n'importe quel assassin sur l'autel de leur divinité canine. Grimés d'une peau de loup sur la tronche, il leur manque aussi probablement une case mais comme ils sont pour ainsi dire pétés de thunes, s'arrêter dans leurs dédales pour les déposséder de leurs biens est une pause de bon augure dans le scénario. On retrouve bien sûr tout ce qui a fait le succès de la série : missions d'assassinat, filatures, scénario sérieusement réfléchi, liberté de mouvements exceptionnelle, etc. Le gameplay se diversifie aussi parfois complétement, par exemple avec les missions de Leonardo Da Vinci, oui encore lui, qui vous demandera de détruire les inventions qu'il a été obligé de mettre au point pour le compte des Borgia. Des diversités parfaitement exotiques dans l'aventure qui permettent de "respirer" au milieu des missions plus classiques et offrent un certain rafraîchissement. Tous ces détails permettent à Assassin's Creed Brotherhood de renouveler, même sommairement, son gameplay et d'offrir une fois encore un côté action/plate-forme encore plus abouti au final. Et le pire, c'est que si vous êtes déjà satisfait des changements, vous n'êtes pas au bout de vos surprises...

 

D'Assassin's Creed à Assa-Sims Creed

Comme évoqué précédemment, vous vous transformez aussi en véritable petit chef de guerre, portant fièrement l'étendard de la guilde des Assassins et recrutant à tour de bras vos hommes de mains parmi les laissés pour compte. La première partie de votre travail consiste en un recrutement des plus simples. Vous repérez quelqu'un tenant tête à des gardes dans la rue, vous lui portez secours en faisant très attention de ne pas le faire tuer, et vous lui proposez de se battre à vos côtés contre l'oppression. Bon, je vais peut-être un peu gâcher le suspense, mais je lâche le morceau : ils diront tous oui. Plus vous sauvez de victimes de la terreur des Borgia, plus vos rangs s'agrandissent, bien évidemment. Ensuite, à vous de gérer vos assassins, avec simplicité et efficacité. Ceux-ci évoluent selon un système traditionnel de points d'expérience, qu'ils accumulent au fur et à mesure de leurs combats. Deux solutions s'offrent à vous pour les faire progresser. Tout d'abord, le plus simple, c'est de faire appel à eux pour vous défaire d'une situation difficile. Mettons que quelqu'un soit pris en otage devant vos yeux, peut-être serait-il intelligent d'envoyer un de vos hommes se glisser dans son dos pour le planter en toute discrétion. Mais vous pouvez bien évidemment faire appel à vos hommes pour simplement vous débarrasser de gardes coriaces ou en trop grand nombre. A mesure qu'ils combattent à vos côtés, vos recrues gagnent donc en expérience, passent ainsi des niveaux, et on vous proposera de les personnaliser, de leur simple aspect extérieur à l'arme qu'ils utilisent par exemple. L'autre moyen pour les faire progresser, ce sont les missions à travers toute l'Europe. Celles-ci, à effectuer depuis le pigeonnier le plus proche, vous proposent d'envoyer vos hommes remplir des contrats rapportant de l'argent et de l'expérience. Par exemple, une mission à Paris est proposée où il faudra éliminer un président petit et méchant (intitulé purement fictif cela va de soi). Celle-ci affiche un certain nombre de points d'expérience et d'argent si elle se solde par une réussite. Vous pouvez envoyer un seul homme ou plusieurs et en fonction de l'expérience et du nombre de ceux-ci, vous verrez votre pourcentage de réussite augmenter ou réduire. Plus faible est le pourcentage, plus grande est l'expérience, assez logiquement. Ces missions, qui s'effectuent sur un temps donné, affectent bien sûr votre propre aventure à Rome puisque lorsque vos sympathisants sont sur un contrat, ils ne peuvent pas venir vous aider. Et si vous êtes trop présomptueux et qu'ils se font zigouiller, vous devrez bien évidemment aller en recruter d'autre, et bye bye l'expérience.


L'autre côté qui a été plutôt bien exploité dans cet opus, c'est la notion, même un peu brève, de politique. Ezio Auditore désire plus que tout défaire Rome de l'emprise des Borgia, et pour ce faire, il dispose de plusieurs atouts dans sa manche. Le premier, c'est sa force. Vous devez impérativement éliminer les hauts gradés de la garde des Borgia dans tous les quartiers de Rome afin que ceux-ci ne soient plus sous leur influence. Aussitôt le salopard éliminé, vous pourrez constater que même sa garde rapprochée se désintéresse totalement de votre combat. Mais ce n'est pas tout, puisqu'il vous faudra aussi foutre le feu à la tour Borgia qui toise la dizaine de pâtés de maison qui l'entourent. Ceci fait, le quartier devient "autorisé", et tout de suite il y fait bon vivre. En réalité, cela permet aussi de faire des petits investissements en toute tranquillité, car Ezio est aussi un businessman hors pair. En fait, il rénove. Mais alors, quand je vous dis rénover, je ne parle pas façon Valérie Damidot mais plutôt genre à l'extrême. Il rénove tout, échoppes de médecins, magasins de fringues, ateliers de forgerons, écuries et même, osons le dire, les bars à péripatéticiennes. Oui, Ezio est aussi mac à ses heures perdues et se permet même de placer sa soeur à la tête d'un bordel. Le fait est que toutes ces rénovations permettent à la ville de mieux se porter mais aussi et surtout d'augmenter votre pécule. Vous aurez aussi la possibilité, dans l'immensité qu'est Rome, d'utiliser des tunnels (qu'il vous faudra aussi rénover) pour vous rendre d'une partie à l'autre de la ville rapidement et sans vous faire repérer. Oui, un petit peu comme les tortues ninja dans les égouts de New York. Tous ces ajouts permettent à Assassin's Creed : Brotherhood de véritablement renouveler le mode solo par rapport à son prédécesseur. Si les changements ne sont peut-être pas dignes d'en faire un Assassin's Creed 3, et d'ailleurs il n'en porte pas le nom comme vous l'avez certainement déjà constaté, ils permettent toutefois à l'histoire de s'étoffer, et au gameplay de s'affiner et de se perfectionner pour offrir un résultat vraiment au delà de nos espérances. Et le pire, c'est que ce n'est pas dans le solo que Brotherhood surprend, mais bel et bien dans son mode multijoueur.

J'irai dormir chez la dame de Haute-Savoie

Pour gérer le multijoueur d'Assassin's Creed : Brotherhood, Ubisoft a confié le développement à sa société d'Annecy. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les savoyards savent y faire ! Malgré les réticences que nous avions à l'idée de transposer un gameplay pourtant très axé solo/infiltration, force est de constater que c'est ici que réside la véritable force de cet opus. En effet, on ne s'est pas contenté ici de simplement fourrer des tas de gens sur une map, collez-vous sur la tronche et advienne que pourra, loin de là. Tout le gameplay a été re-réfléchi pour éviter au maximum le bourrinage et les simples frags. L'intérêt n'est pas ici de tuer en grand nombre mais plutôt de tuer avec tact, délicatesse, rigueur et discrétion. Lorsque vous apparaissez sur une map, vous êtes bien souvent entouré par une foultitude de passants. Le portrait de la personne que vous devez assassiner apparait en haut à droite de l'écran et vous devrez bien entendu le repérer et l'exécuter au plus vite, tout en sachant que vous avez vous-même un poursuivant, avec votre tête sur son contrat. Dans la cohue d'une place de marché, tout le monde se ressemble et vous devrez bien observer chaque visage avant de passer à l'acte puisque si vous assassinez la mauvaise personne, votre contrat sera annulé et on vous assignera une nouvelle cible. De plus, étant donné qu'un contrat est sur votre tête, on ne saurait que trop vous conseiller de la jouer discret. Assassiner quelqu'un, qui plus est la mauvaise personne, est un acte assez peu discret au milieu d'une foule de badauds vaquant à leurs activités. De la même manière, on ne saurait que trop vous conseiller d'éviter de courir comme un dératé ou encore de grimper partout comme un singe, puisque c'est probablement le meilleur moyen de se faire repérer par son poursuivant...

Je te tue, tu me tues, par l'arbaleeeeetteuh

 Curieusement, le multijoueur d'Assassin's Creed Brotherhood se veut beaucoup plus tactique que le solo puisque l'infiltration est ici primordiale. Si vous arrivez face à votre cible en courant, celle-ci vous repérera tout de suite. Un marqueur rouge s'affichera au dessus de votre crâne et celui-ci devra alors courir, grimper et se planquer au mieux pour vous perdre. S'il réussit à vous échapper, il gagne des points. Le pire, c'est s'il réussit à vous assommer, par exemple en vous prenant à revers (de face, vous avez la priorité sur l'attaque bien sûr). Il vous assomme, marque des points, et en plus vous laisse quelques secondes étourdi au sol, ce qui permet à la personne qui peut-être courait après vous de vous exécuter de la manière la plus sûre et lâche qui soit, à savoir au sol. Les règles sont faites pour récompenser les joueurs tactiques et léser les simples fragueurs. Ainsi, si vous assassinez quelqu'un qui vous a déjà repéré, par exemple en lui fonçant dessus en hurlant la dague à la main, vous marquez 100 points. En revanche, si vous réussissez à approcher votre cible et à l'exécuter sans qu'elle ne vous ait vu vous glisser jusqu'à elle, vous marquez 400 points. Le calcul est vite fait non ? Bien exécuter une cible équivaut à en tuer 4 de façon bourrine, tout simplement. Et à mesure que vous progresserez sur le PSN ou sur le Xbox Live, votre personnage gagnera de l'expérience. Cela permet d'acquérir de nouveaux atouts, à utiliser avec intelligence lors de vos confrontations multijoueurs. Vous pourrez ainsi maîtriser l'art du déguisement, afin de vous mêler plus facilement à la foule et embrouiller votre poursuivant. Une bombe de fumée, ingénieusement utilisée, peut être un outil absolument redoutable. Bien exploitée, elle vous permet d'étourdir votre assaillant afin de vous donner le temps de vous enfuir. Mais peut-être sera-t-il plus judicieux de rester dans les parages, au cas où votre poursuivant, immobilisé, se faisait justement assassiner par votre cible. Un jeu triangulaire très intéressant, où les chats sont aussi systématiquement les souris de quelqu'un d'autre.

» JoKeR - Le 16 Novembre 2010

Alors Assassin's Creed Brotherhood est-il un 2.5 ? Un add-on ? La réponse, c'est que très honnêtement on s'en fout. C'est un excellent jeu, divinement bien pensé, qui propose un contenu solo gigantesque et un multijoueur excellentissime. Peut-être la meilleure surprise de cette fin d'année.

Intérêt:          9

Réalisation:   9

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